05.12.2007

KATALOGIG NEDELEG

Comme chaque année, pour vos cadeaux de fin d'année, nous avons édité un petit catalogue. Le CD Rom 64, streat Ar Zoo est édité par les éditions Bannoù Heol. Les 1000 premiers mots en Breton est édité par Skol an emsav.

04.12.2007

WebNoz 11

WebNoz 11 e Gwengamp : en-linenn 'mañ !
Al labour-douar e Breizh
Muioc’h-mui a dud a vez da voueta war hon flanedenn, muioc’h-mui a c’houlenn a sav amañ hag ahont er bed : moaien e vo da bourveziñ an holl ? Peseurt levezon war al labour-douar e Breizh ?

Muzik gant ar strollad Chega, levrioù nevez gant Fañch Peru, Daniel Giraudon ha Riwanon Kervella.

La WebNoz 11 à Guingamp est en ligne !

Il faut nourrir de plus en plus de monde sur la planète, la demande est en augmentation constante à travers le monde : sera-t-il possible d’y répondre ? Quelle influence cela a-t-il aujourd’hui, et demain, sur l’agriculture en Bretagne ?

Partie musique par le groupe Chega, nouveautés livres avec Fañch Peru, Daniel Giraudon et Riwanon Kervella.


Amañ 'mañ ! C'est ici !
Brezhoweb.com

25.11.2007

LOUPIO EN BRETON

- Loupio est aussi à : Ar Bed Keltiek Brest ha Kemper. Penn da Benn Kemperle. Librairie de la Cité Landerne. Multimedia Leclerc Landerne

05.11.2007

LOUPIO EN BRETON

LOUPIO EN BRETON mais aussi en français est disponible à partir de maintenant
dans les magasins la PROCURE de BREST et de QUIMPER.

03.11.2007

DEMISSION de Pierre FAVE dans LE TELEGRAMME

Extrait du Telegramme du 29/10/07

Dihun 29.

Le président claque la porte. Surprise, samedi, lors de l'assemblée générale de Dihun Penn ar Bed, à Landerneau : Pierre Favé, président depuis trois ans, a démissionné de ses fonctions. Il invoque un manque de dialogue entre la Direction diocésaine de l'enseignement catholique (DDEC) et l'association finistérienne de parents d'élèves des classes bilingues français-breton. La filière scolarise entre 1.200 et 1.300 élèves sur 18 sites. Pour Pierre Favé, l'association Dihun 29 « n'est pas reconnue par la direction diocésaine ». Plus grave à ses yeux, « l'absence d'une politique de développement des classes bilingues » et donc, le manque d'enseignants. Dihun 29 devrait élire un nouveau bureau sous peu.

30.10.2007

DEMISSION DE PIERRE FAVE

Suite à la démission du Président de Dihun 29, voici le rapport moral qui a été lu et débattu
à l"Assemblée générale de DIHUN le 27/10/07.







Le mercredi 24 octobre 2007


Rapport moral – année 2006-2007



Dihun Penn Ar Bed est une association de parents d’élèves des classes bilingues breton-français de l’enseignement catholique dans le Finistère. Son objet est le soutien, le suivi et la promotion de l’enseignement du et en breton au sein des écoles privées du Finistère. Notre association ne travaille pas seule : elle est membre de la fédération de Dihun Breizh et compte une association locale : Dihun Bro Gwiseni. Elle apporte également son soutien, et c’est réciproque, à de nombreux partenaires qui défendent de leur côté la langue bretonne : Ofis Ar Brezhoneg, Sked, Ti ar Vro, Divskouarn…Enfin, elle se félicite de compter dans ses rangs ou parmi ses sympathisants des parents motivés, des instituteurs et institutrices dévouées, des directeurs et directrices soucieux de bien faire et d’assumer leur choix, et quelques membres « historiques » dont quelques uns de mes prédécesseurs.
Cette année, cette communauté s’est agrandie puisque 2 nouvelles filières se sont ouvertes à la rentrée 2006 : Plouvorn et Plouarzel. Nous saluons également la naissance d’une filière bilingue au collège de Landivisau. Dihun 29 a reconduit ses ventes de livres pour Noël, et accompagne, dès que c’est possible, les projets immersifs des écoles dont le plus marquant par son originalité aura été celui de St François à Lesneven : la rencontre de deux cultures minoritaires aux antipodes de l’Europe : Bretons et Samis de Norvège.
Bref, tout a l’air d’aller pour le mieux dans le meilleur des mondes et ce rapport moral 2006-2007 pourrait, comme les précédents, souligner le travail accompli avec les seules réserves d’usages du moment, sans trahir notre volonté de dialogue et de modération.
En effet, si nous soutenions il y a un an la grève de la faim de Yannig Baron, nous nous sommes toujours refusés, et ce jusqu’à notre dernier CA de juin dernier, à engager des actions autres que l’envoi de courrier, lettres et autres mails souvent sans réponse…
Car il est un partenaire encore plus privilégié que je n’ai pas encore cité et sans qui pourtant rien n’aurait été possible : la direction de l’enseignement catholique. Sans elle en effet aucun de nos enfants n’auraient appris le moindre mot de breton dans nos écoles. Sans elle je n’aurais pas inscrit mes enfants dans une classe bilingue de l’enseignement privé et n’aurais donc pas connu Dihun. Sans elle enfin nous ne serions pas probablement pas là ce matin à regretter son absence…Vous noterez que j’ai écrit cette phrase il y a 3 jours, alors même que je n’avais reçu aucun message excusant la présence de la DDEC à cette AG. Prémonition ? Don de voyance ? Non, rien de tout cela. Seulement une déduction logique et une prise de conscience de la triste réalité : il n’y a aujourd’hui plus de dialogue entre la DDEC 29 et Dihun 29. Ce n’est pas ce que nous avons souhaité ; les nombreux appels téléphoniques (encore 5 cette semaine), les lettres, les mails que nous avons envoyés et qui sont restés sans réponse en témoignent. Depuis un an, je n’ai pu dialoguer ouvertement qu’avec l’évêque de Quimper quelques jours avant qu’il ne présente sa démission, atteint par la limite d’âge, et Charlez An Dreo. Sur le conseil de ce dernier, en mai, j’ai contacté Guy Berthou, conseiller pédagogique, pour convenir d’un rendez-vous. Il s’est montré ouvert et intéressé puis, après en avoir parlé à sa direction, m’a prévenu qu’il ne pourrait finalement pas me rencontrer.
Bien sûr, je ne vous cite ici que les exemples les plus récents qui me viennent à l’esprit. En réalité, depuis plusieurs années, Dihun 29 est ignorée par la direction de l’enseignement catholique et certains directeurs reçoivent des consignes de ne pas nous parler. D’autres ne comprennent pas et se montrent prêts à accepter Dihun dans leurs murs, poussant la provocation à demander à QUIMPER l’autorisation d’avoir une association Dihun locale dans leur école. Que l’on soit rassuré : ce genre de demande farfelue essuie toujours un refus ferme.
Le constat est ainsi on ne peut plus clair et doit être connu de tous : Dihun29 n’est pas reconnu par la DDEC29 ; les parents des classes bilingues ne sont pas représentés en tant que tel dans l’enseignement catholique du Finistère qui continue pourtant de les accueillir.
Mais cette situation, aussi troublante soit-elle sur le plan démocratique, n’est peut-être pas aussi dramatique pour l’avenir de nos filières. La seule frustration de ne pas être reçu à Quimper justifierait-elle notre colère ? Hélas, non.
Car il y a plus grave que l’absence de dialogue ; l’absence d’une réelle politique de développement des classes bilingues dans l’enseignement catholique en Bretagne et dans le Finistère en particulier.
Deux constats traduisent notre inquiétude sur l’avenir de nos filières : la désorganisation complète de l’enseignement bilingue dans nos écoles et les orientations récentes prises par les DDEC dans ce domaine.
Depuis 1990, les filières breton-français continuent de grandir sans réelle politique cadre en matière de pôles de développement, de recrutement, de formation des instituteurs et des professeurs, d’accompagnement des écoles, de calendrier,…Tout se passe au coup par coup, selon la bonne volonté des uns et des autres et une vision à long terme d’un mois ou deux maximum. Une convention tripartite Dihun-DDEC-région devait être signée suite à l’action de Yannig Baron en 2006. Elle devait nous aider à mettre en place cette politique de développement et de recrutement. La DDEC a refusé de la signer en l’état proposé par la région et Dihun, c'est-à-dire avec un calendrier. Aujourd’hui statut quo, interrogation de la région et perte de temps précieux. Plutôt que de rechercher un compromis, la DDEC 29 annonce qu’aucune ouverture de nouvelles filières ne sera possible tant que le pourcentage d’enseignants suppléants n’aura pas diminué (même si le Finistère est le département qui a le moins de suppléants) ; les parents de Guilers s’interrogent sur l’avenir d’un collège bilingue pour leurs enfants ; la carte des pôles à l’étude prévoit…2 lycées bilingues dans le Finistère à terme…
D’un autre côté, les décisions récentes, sans mettre en place une véritable politique pour le bilinguisme, nous paraissent plus bretonnicides que jamais : en juin, annonce brutale et sans concertation de la baisse du nombre d’heures pour les aides maternelles bilingues (financées par le conseil général du Finistère) ; puis Formiris (chargé du financement de la formation professionnelle dans l’enseignement catholique) annonce la diminution de 50% de sa participation dans les congés-formation pour devenir enseignant bilingue ; la promotion des DU « métiers et langue bretonne » dans les UCO de Vannes et de Guingamp auparavant réalisée par Dihun est assurée aujourd’hui par l’enseignement catholique : en 2007, le nombre d’inscriptions à ces diplômes universitaires dont le rôle est incontournable dans le développement et la pérennisation des filières a été divisé par trois par rapport à 2006…
Les conséquences sur le terrain sont hélas déjà perceptibles : absence d’enseignants bilingues ou remplacement par un enseignant monolingue, fragilisation accrue des filières, inquiétude et incompréhension des parents…
Nous pouvons nous interroger sur le « comment inverser la tendance ? ». Je veux croire que c’est encore possible tant les bonnes volontés sont présentes : parents, directeurs et surtout instituteurs et institutrices qui oeuvrent sans relâche pour leurs élèves. Nous sommes tous animés par le même objectif et savons qu’il est difficile à atteindre. Il ne manque que cette concertation dont je dénonce l’absence et une véritable politique de développement. En quelque sorte un « Grenelle » du bilinguisme breton-français dans l’enseignement catholique avec de l’ambition, des idées et des décisions.
Cherchez un système ou une organisation ayant réussi à se développer sans politique ni dialogue. Vous n’en trouverez pas…
J’ai accepté il y a 3 ans les responsabilités de président de Dihun 29. Bien conscient des difficultés de la tâche, je n’imaginais pas alors un tel défi, une telle épreuve menée sans véritable arme. Aujourd’hui, le combat me parait trop inégal et trop injuste. D’ailleurs, pourquoi faudrait-il mener un combat ?... Je ne souhaite pas être complètement vaincu par le découragement. Je souhaite surtout protester contre les prises de position de la DDEC qui ne me paraissent pas aller dans le bon sens et garder de l’énergie pour continuer à servir Dihun, les classes bilingues et le breton d’une autre manière.
Je démissionne donc aujourd’hui de mes fonctions de président de Dihun Penn ar Bed. Je continuerai à assurer, quelques temps s’il le faut, les affaires courantes de l’association, bien aidé par les membres du bureau auxquels je veux rendre un hommage particulier ici.
Merci à eux et à vous tous.


Pierre Favé,
Président de Dihun Penn Ar Bed